Bio

Je suis une maman de trois enfants déjà adultes et grand-maman de deux petits-enfants. J’ai toujours aimé tout ce qui concerne la maternité : la grossesse, l’accouchement et les nouveau-nés. Bien que ça peut être désordonné et chaotique, comme la vie de jeune famille l’est souvent. Ces moments intenses de la vie me passionnent.

Voir ma fille enceinte, faire ses propres choix en matière d’accouchement et d’allaitement, et l’aider pendant la période post-partum a ravivé en moi cette passion latente pour la maternité. C’est à ce moment-là que j’ai appris ce qu’était une doula de naissance et j’ai su immédiatement que je voulais en être une. En fait, il y a trente ans, avant même que le mot doula tel qu’utilisé aujourd’hui n’existe, j’ai soutenu une de mes meilleures amies pendant son premier accouchement. C’est un événement que je chéris encore. Même si je n’étais ni formée ni préparée (hormis mes deux accouchements), cette naissance n’aurait pas été le même pour cette amie si elle n’avait pas eu ce soutien émotionnel et physique. C’était un geste de solidarité et de complicité féminines, comme cela a toujours existé avant la médicalisation de la naissance.

Les enfants ont toujours fait partie de ma vie personnelle et professionnelle, d’abord en tant qu’éducatrice en garderie, puis en tant que traductrice/réviseure aux Éditions Scholastic, un éditeur de livres pour enfants. Quand j’ai eu l’occasion de retourner aux études (lorsque mes enfants étaient assez vieux), la profession de sage-femme aurait été mon premier choix, mais comme il s’agissait d’un domaine contingenté et qu’il m’aurait fallu reprendre des cours de sciences, j’ai plutôt choisi la traduction. Et voilà qu’une quinzaine d’années plus tard, moi et mon mari (qui prend sa retraite) avons déménagé au nord de Kingston après avoir vécu plus de 25 ans à Toronto. C’est un nouveau commencement et j’en ai profité pour devenir une doula.

J’ai beaucoup de respect pour ce processus. Je suis surprise de voir à quel point la médicalisation des naissances s’est accrue au fil des ans. Pour moi, la naissance est quelque chose qui doit être honoré et qui appartient à la personne enceinte, après tout, c’est son corps, son accouchement. J’ai eu la chance d’avoir des médecins qui étaient très ouverts à ce sujet et c’est grâce à eux que j’ai eu des naissances heureuses.

Alors à la suite de ma formation de doula offerte par DONA International, me voilà prête à donner un soutien physique et émotif aux personnes enceintes, ainsi que toutes les informations et les ressources nécessaires. Mon but ultime à titre de doula est d’être au service de la personne qui accouche. Il s’agit de vous traiter aux petits soins et de respecter vos besoins et vos désirs ainsi que de vous donner confiance en votre capacité d’accoucher et d’en tirer une grande fierté.

Voici l’histoire de mon premier accouchement et son contexte. Je crois que partager nos histoires de naissance est une façon de démystifier ce grand moment et de créer une culture plus positive à son égard.